Le musée Fragonard à Maisons-Alfort

Vous connaissez désormais notre passion pour les vieux os et les foetus dans des bocaux. Il était temps pour nous de sortir de Paris et de son merveilleux et indétrônable muséum d’Histoire Naturelle, pour seulement trente minutes de métro supplémentaires, afin d’aller au Musée Fragonard, situé à l’intérieur de l’école vétérinaire de Maisons-Alfort. Comme d’habitude, je préviens les âmes sensibles de s’arrêter là pour attendre le prochain article qui me connaissant sera sur du cinéma ou sur Disney. Ou peut-être de la décoration. Enfin vous voyez quoi, ça sera mignon !

L’entrée du musée coûte 7 euros, à régler en espèce ou en chèque, ils n’ont pas de machine à CB, et cela inclut un audioguide plus que complet, car si on suit la visite intégralement elle durera plus de 3H30. Nous en prenant notre temps et en écoutant les numéros qui nous intéressait, on en eu pour moins d’une heure.

Évidemment c’est dans une école vétérinaire, alors il n’y a pas beaucoup d’humains. Il y a cependant dans la partie « Monstres » du musée, un magnifique spécimen, un bébé atteint de Sirénomélie, né à Maisons-Alfort. Malheureusement, il y avait trop de reflets dans les vitres et le bocal pour que je puisse avoir une photo correcte. C’était vraiment fascinant. Il y avait beaucoup, beaucoup, de spécimens anatomiques pour l’étude de l’animal, des monstres, squelettes, moulages et j’en passe. Il y a en avait même trop à vrai dire, puisque les étagères allaient jusqu’au plafond et qu’on ne pouvait même pas voir la moitié de ce qui était exposé. Dommage !

Fragonard était connu pour ses « écorchés », de véritables corps, humains et animaux momifiés et savamment découpés et peints. Je vous invite à faire des recherches supplémentaires si ça vous dit, moi pour une fois j’ai trouvé ça trop glauque et franchement moche.

Après si vous voulez aller aux toilettes, il faudra prendre son courage à deux mains, pour descendre dans les sous-sols de l’établissement. Après vous pourrez faire semblant de vous perdre parce que vous êtes attirés par un bâtiment isolé, en ruine. Puis que près de ce bâtiment vous voyez un chat noir et borgne qui vous miaule dessus, assis sur la tombe (ou la pierre tombale), ou un mémorial, je ne sais pas, je ne sais plus, je suis perdue, d’un mec qui découvrit le vaccin contre la tuberculose. Là derrière un vieil incinérateur, au milieu d’une déchetterie sauvage.

Je ne vous cache pas que ce moment fut très improbable et totalement surréaliste.

En bref, vous avez toutes les informations sur le site du musée, si vous venez sur Paris pour vous faire un Cabinet de curiosités Tour, ça vaut le coup.

[Concours] Tentez de gagner un exemplaire de « Très intime » de Solange

Suite à l’article précédent, et grâce aux editions Payot et Rivages, j’ai la chance de vous faire gagner 4 exemplaires du dernier livre de Solange Très Intime.

Pour ce faire il vous suffit de remplir correctement le questionnaire ! Je le précise à chaque fois, mais méfiez-vous des saisies automatiques, il me manque si souvent votre mail pour vérifier votre adresse, c’est dommage, c’est perdu pour vous.

N’oubliez pas de me suivre sur les réseaux sociaux pour avoir une chance supplémentaire de gagner, à chaque fois : Facebook, Twitter et Instagram (Donc ça fait trois chances si tu me suis partout !!) !

Le concours est ouvert du samedi 11 Février au samedi 25 Février 2017, à minuit. Bonne chance à tous ! 

Très intime de Solange

Souvenez-vous, il y a un an, je vous invitai à découvrir le premier livre de la Youtubeuse Solange. Ina Mihalache, de son vrai nom, récidive cette année, avec un super recueil de témoignages, Très intimes donc, de femmes autour de leur sexualité. 20 femmes exactement, de 18 à 48 ans. De la « presque vierge » à la femme ménopausée. De toutes origines et de cultures différentes. L’autrice se désole de ne pas avoir rencontré de « personnes trans et /ou non binaires », ce recueil n’est donc pas exhaustif, mais le travail de Solange reste intéressant et enrichissant. Et c’est, vous l’auriez compris, de ce livre que je veux vous parler aujourd’hui.

Pendant 281 pages on lit des témoignages qui vont à l’encontre de la surenchère de la sexualité aujourd’hui, puisque dans cette surenchère, l’intimité, notre intimé, n’est que très peu présente. Je ne vais pas vous mentir, j’avais un peu peur en recevant l’ouvrage. Même si je connaissais le personnage de Solange, j’ai eu peur de tomber dans une lecture un peu voyeurisme. Il est si facile de tomber dans le grivois, ou l’obscène lorsque nous parlons de cul, même entre copines. Et pourtant dans Très intime, rien n’est jamais grivois, rien n’est jamais obscène, rien n’est jamais voyeur et surtout, on appelle un chat un chat (ou une chatte c’est selon).

Il y  a peut être des personnalités qui irriteront un peu, je pense, en ce qui me concerne au témoignage de Bintou, que vous pouvez lire en partie ici, qui certes est d’une sincérité authentique, mais dont le personnage ne passerait pas cinq minutes avec moi dans la vraie vie. Mais il y a surtout des histoires terrifiantes, la plupart des femmes de ce livre auront connu un rapport forcé et forcé ne signifie pas dans une ruelle sombre, loin de là. Un témoignage, celui de Mathilde est particulièrement terrifiant, d’autres sont plutôt drôles et de manière générale, même pour Bintou, j’ai ressenti beaucoup d’empathie pour toutes ces filles qui se livrent, avec pudeur parfois, à Solange et par extension à moi. Cette lecture m’a beaucoup enrichi, non seulement parce que j’ai appris que les clubs échangistes étaient les endroits les plus safe au monde, mais aussi parce que j’ai été stupéfaite par une remarque très judicieuse et totalement vraie de Chloé qui dit :

Je pense que pour certaines personnes c’est une zone qui leur reste complètement étrangère. Et après on peut rentrer dans des trucs psychanalytiques, dire que « les garçons ont un sexe et les filles n’en ont pas », enfin c’est comme ça qu’on voit les choses petit et qu’on nous les présente souvent, malheureusement. J’entends encore beaucoup de parents dire ça à leurs enfants. « Tu vois, lui c’est un garçon, il a un zizi, et toi t’es une fille, donc t’en as pas ».

Très Intime est un livre que je risque de garder très précieusement dans ma bibliothèque dans l’éventualité où plus tard j’ai un enfant, fille ou garçon, et qu’à l’âge où on s’intéresse aux choses de la vie c’est toujours plus sympa de lire un livre, que d’avoir une longue conversation avec sa mère, qui ne demande que ça. Pour que, fille ou garçon, comprennent l’importance de dire non, et du clitoris (sauf si mon fils est gay, ce dernier ne lui sera d’aucune utilité n’est-ce pas ?)

Et je vous invite à lire cet article, en complément du livre, qui me sidère tant les femmes ne connaissent même pas leurs propres corps, sans parler des hommes, et qu’on a encore bien du boulot à faire.

Carnets de voyages : Un weekend à Londres #4

La suite du Carnets de voyages : Un weekend à Londres #1 #2 #3

Dimanche 8 Janvier 2016 :
Il fut plus difficile de se lever aujourd’hui, comparé à hier. Mais il ne nous reste que quelques heures dans la capitale britannique, alors nous prenons notre courage à deux mains et partons à la conquête des spots touristiques dont nous avions été privés la dernière fois. Une demie heure de métro plus tard, nous descendons à Green Park pour faire un changement. Nous nous sommes aperçus que nous n’étions qu’à quelques minutes à pieds de Hyde Park, notre destination, et que nous perdions du temps à attendre notre métro. Autant en profiter et vagabonder un peu à pied. Après tout, si on visite une ville, c’est dommage de ne connaitre que ses lignes de métro. À l’entrée de Hyde Park, nous nous sommes rendu compte que le Pet Cemetery, que nous voulions absolument voir. Ce petit cimetière des animaux de compagnie était en fait de l’autre côté du parc. Parc de plusieurs hectares … Qu’à cela ne tienne, même pas peur ! Après tout, nous sommes en baskets !

J’ai été surprise de voir que le parc n’était pas tellement bondé pour un dimanche matin, contrairement à mon parc amiénois que j’aime tant, mais qui est aussi beaucoup plus petit.

Après une heure de marche, nous sommes arrivés de l’autre côté du parc où nous avons bien tourné en rond avant de nous rendre compte que le petit cimetière n’était pas accessible. Qu’à cela ne tienne, on retentera l’expérience la prochaine fois ! En tout cas, la prochaine fois, une session jogging sera la bienvenue !

Du coup direction Paddington, indiquée sur le plan du parc à dix minutes à pied. En réalité, pour les pauvres touristes français que nous sommes et qui se sont perdus, à une demi-heure. Tout ça pour aller à la boutique officielle du petit ours. Je rêvais d’avoir mon Paddington et j’en suis bien contente. Bon après, la qualité de la peluche est loin d’égarer celle des Disney, pour un prix similaire, mais je n’ai pas résisté !

Le quartier de Paddington n’est pas très joli, un peu « sale ». Nous ne nous y sommes pas beaucoup attardés. Direction Notting Hill et sa Portobello Road qui étaient dans la continuité du quartier de Paddington. Bon en vrai; on a pris le métro, parce qu’on était crevés et on a plus attendu le métro que si nous avions marché, mais après tout, on a une travelcard, il faut bien la rentabiliser !
Et j’ai enfin mis les pieds dans ce quartier fantasmé depuis que je suis toute petite, lorsque je me passais en boucle la k7 de « L’apprentie sorcière » et je l’ai adoré !

J’ai adoré l’étalage d’antiquaires, de vaisselles, de tasses. J’ai craqué sur le sac « The Notting Hill Shopping Bag » qui a un but caritatif. Mais toutes ces tasses, c’était mon paradis. Un vieux monsieur, un antiquaire, a essayé de me vendre une tasse du mariage d’Elizabeth et Philip (que j’aurai dû acheter) en me disant que ce dernier est venu dans sa boutique et voulait, pour le fun, acheter la tasse, mais qu’il n’avait pas assez de monnaie et qu’il fut donc gentiment envoyé au diable. À d’autres, mon vieux ! Notting Hill est un joli quartier, certes beaucoup moins bucolique que dans mes rêveries, mais tout de même, ce beau camaïeu de couleurs pastels donne terriblement envie. Et cette accumulation de tout, d’argenterie, de tissus, d’horlogerie. Sur le chemin nous sommes tombés sur une boutique de vêtement plutôt luxueux, pour homme, avec une impressionnante collection de vieilles machines à coudre Singer, sans exagérer plusieurs centaines. C’était vraiment très beau.

A midi, la faim nous tenaillant le ventre (notons que quand j’écris sur le papier, j’ai un langage hyper soutenu, alors que sur l’ordi c’est vite fait), nous nous sommes arrêtés au premier restaurant venu. Pas facile, car il n’y a que des crêperies ou des fish and chips et nous avions besoin de nous asseoir. Un hamburger et des frites (encore une fois végétarien). Et un énorme Milk-Shake au beurre de cacahuète (pas vegan). C’était au Gourmet Burger Kitchen. Le burger végétarien était délicieux et le service adorable !

Nous avons continué de remonter Portobello Road, tout en fredonnant la chanson de L’apprentie Sorcière. Curieusement j’ai été super déçue du marché, un peu sale et très bordélique, comme tous les marchés après tout, et sans aucun charme vintage. Sur le retour nous nous sommes arrêtés sur un stand génial où nous avons acheté un magnifique cadre de papillons (douze papillons) pour … 9£. Un prix dingue comparé à ceux français. Le stand était installé devant la boutique Alice’s, celle dans laquelle est filmée la scène de l’antiquaire Grubber’s dans le film Paddington. Nous avons jeté un coup d’oeil à l’intérieur de la boutique et il y avait une section phrénologie avec les bustes que je rêve d’acquérir depuis des années  pour, de nouveau, une bouchée de pain face aux prix français. Malheureusement, c’était fermé, mais je ne lâche pas l’affaire. Internet de nos jours, facilite bien des choses.

Il est temps de renter chez Rémi et Simian (et le troisième colocataire inexistant), pour partager les dernières heures qu’il nous reste ensemble. Prendre une dernière fois le métro. Traverser à nouveau la manche et être accueilli en France par un retard de train d’une quarantaine de minutes … L’Angleterre me manque déjà !

Mais normalement j’y retourne au mois d’Avril alors ça va !